Décodeur et cryptage Discret 11

Une sauvegarde PDF de la page du site wintzx qui parlait des décodeurs pirates :
we.tl/t-LDNa9KEc43

hello les gards vous savez quoi…éh bien j ai ici pas moins de 5 décodeurs discret 11 officiels tous fonctionnel les photos suivrons bientôt 8) 8) 8) 8) 8) 8) excellente journée a tous et de bonnes fêtes

Et y en a-t-il au moins un en vente?? Deux??? Trois???

je peut me séparé d un exemplaire faite moi vos proposition en mp 8) 8) 8) 8) 8) 8) 8)

Un peu hors sujet mais très bien fait sur la cohérence visuelle de canal. on y apprends par exemple que c’est Michel Jonasz qui prête sa voix au premier jingle « cinéma ».
Franchement à voir
youtube.com/watch?v=9ifRVYKwKxI

Bonne fêtes

Les D11 ont été conçus par la RTIC dont le siège était à Suresnes, mais l’usine était au Mans.

Le CGCT est le Code Général des Collectivités Territoriales, donc en effet, aucun rapport la Radio-Technique Industrielle et Commerciale.

Hello les amis,
Comme j’ai assisté indirectement à la naissance de Canal+, je peux relater plusieurs éléments historiques. Sylvain Anichini est le « concepteur » du décodeur qui est contraint de choisir pour des raisons de coût de revient et de fabrication française imposée par le gouvernement Mitterrand, les ingénieurs de Philips qui coifferont sur le poteau, ceux de la société nationale Thomson.
Bien que les cartes-mères soient prêtes, il n’ont pas encore pu obtenir le « casing » (les boîtiers) à temps pour la rentrée 1984 et ce sera le PDG André Rousselet qui récupèrera auprès de la fameuse RTIC (Radiotechnique pour l’ingénierie) / CGCT (l’assembleur industriel) une plasturgie destinée initialement à des… répondeurs téléphoniques à cassette (d’où la taille du Discret11 avec beaucoup de vide dedans !).
Initialement, Anichini avait sollicité une entreprise suisse concurrente de Kudelski qui ensuite a été rachetée par des americano-israéliens. À la différence du Discret11, ce décodeur suisse était quasi parfait : bien plus fiable, compact, image intègre (dans sa totalité), gestion de l’audio stéréo (démodulateur intégré), pas de code à saisir car il récupérait la donnée d’accès dans l’une des lignes Télétexte, option démodulateur/modulateur intégré, etc… Mais gros handicap : fabriqué en Asie et 30 francs HT plus cher que le Discret.
De leur côté, les gars de chez Thomson ayant raté leur marché, se sont vengés en trouvant très rapidement les failles du Discret et ont fait publier une version simplifiée dans le numéro de décembre 1984 de Radio Plans. Il sera saisi quelques jours après sa parution mais des copies de l’article circuleront partout.
Résultat, le Discret va connaître 14 versions de piratages dont la plus évoluée tiendra dans un paquet de cigarette, pourra être dissimulée à l’intérieur du téléviseur ou du magnétoscope et surtout sera très simple à programmer chaque mois : 3 boutons → recherche du code Avance, idem Retour et mémorisation.
Le reste vous connaissez : Decsat (D2 Mac), opération « Chadec » pour le Syster au début des années 1990, etc… :bulb:
PS : la CGCT est nationalisée en 1982 et participe ensuite à l’industrialisation du futur Minitel et du Discret11 (l’assemblage). Cette société est revendue par Balladur en 1987.

Oui, mon répondeur téléphonique avait ce boîtier et quand j’ai installé les premiers « Discrets11 », ça me faisait rigoler. D’ailleurs sur ces boîtiers il y a « l’empreinte » pour la prise « T » du téléphone

Là aussi, j’en ai dépanné (mais jamais équipé) de ces téléviseurs « équipés Canal+ » :laughing: , certains clients avaient peur que je le leur démonte ! :mrgreen:

Le répondeur, dont le coffret a servi pour le décodeur discret11 :

RADIOLA.jpg

le design fait aussi penser aux magnétoscopes v2000 de philips, avec la façade en biseau

Bonjour,
Je pense qu’il y a confusion. La société Kudelski (qui fabriquait les fameux « Nagra ») n’a pas, à ma connaissance, été impliquée dans le premier appel d’offres qui a donné lieu au Discret.
C’est elle qui a développé le Syster, mais c’était après.
Le principe du Syster a été initialement développé par Kudelski (avec qui j’étais en relation pour implanter les composants RTC/Philips dont celui qui extrayait les données de la ligne de télétexte) pour la TV payante sur câble mais il n’a pas été retenu.
Lorsque Canal a voulu remplacer le Discret trop piraté à la fin des années 80, c’est ce système qui a été retenu et Kudelski a fait développer des circuits custom pour le traitement vidéo numérique de la version finale et a utilisé les circuits RTC TDA8708A et 8702 pour la conversion vidéo A/D et D/A.
Le traitement audio (mono) est le même que celui du Discret et quand on voulait de la stéréo le son devait rester en clair (c’était le cas du Syster utilisé par Première en Allemagne qui intégrait également un tuner et un modulateur car peu de TV avaient un péritel en Allemagne à cette époque).

Ce n’est pas Thomson qui est à l’origine du décodeur publié par Radio-Plans mais un ingénieur qui travaillait dans un tout autre domaine. J’ai d’ailleurs assisté à une démo de son décodeur en tout petit comité avant publication à la fin de la période de test avant le démarrage officiel de Canal.
L’article de Radio-Plans a été publié le jour du démarrage officiel de Canal …
Le principe était différent de celui des décodeur pirates ultérieurs (il détectait le retard de la salve chroma lignes, différent selon le retard de la ligne). Ce principe est devenu rapidement inopérant quand Canal a fait démarrer la salve chroma toujours au même moment, que la ligne soit retardée ou non.

excellent je possède aussi ce fameux répondeur du coup je suis gâtée quoi

@Marceljack,

En fait, c’est exact la parution du tout premier circuit dans Radio Plans provient effectivement d’une source extérieure à Thomson. En revanche, c’est bien les plans suivants qui intègrent la gestion d’identification chroma qui seront (notamment) publiés par des ingénieurs de Thomson avec la bénédiction officieuse de leur autorité pour forcer Rousselet à choisir la technologie française pour la future diffusion par satellite de Canal+.
À l’époque, les rares sociétés liées à la France qui maîtrisent la cryptologie sont principalement investies dans le secteur militaire (à l’instar de Sagem également). Le choix est donc stratégique et politique.
À partir de fin 1984, dans les labos de plusieurs grandes sociétés d’électronique, c’est un peu la course à qui produira le décodeur pirate le plus efficace ou le plus élégant.

En 1980, TDF a mise sur le développement de son satellite très puissant (futur TDF1/2) et imagine déjà le remplaçant du Sécam norme L : une sorte de futur D2 Mac avec cryptage intégré optionnel, élaboré par Thomson. Mais Thomson en est encore très loin de la carte à puce en 1982 car ils préconnisent la vente de coupons de carton avec pistes magnétiques (genre ticket de métro) pour déverouiller le contrôle d’accès.
Le coût de revient du premier récepteur / décodeur Thomson adapté à la diffusion terrestre est alors estimé à 2.000 Francs (environ 300€), ce qui est 20 fois le montant qu’a prévu Canal+ pour son décodeur de 1984, sans compter l’infrastructure de gestion des tickets.

Marie Castaing, Antoine Lefébure, Albino Pedroia et surtout Jacques Driencourt qui a vécu à Los Angeles et été dans le secteur militaire aux USA ont étudié diverses solutions, dont celles de Thomson, bien trop coûteuse mais Driencourt a surtout repéré « OnTV » une petite chaîne payante dont il va carrément copier les méthodes et le modèle économique.
L’autre modèle pour le dossier Canal4 est la chaîne payante américaine HBO sur le câble US (déjà piratée car en clair et exploitant une conversion de fréquence).
Début 1983, Antoine Lefébure se rend tout seul en Suisse pour rencontrer un contact chez une très controversée société de cryptologie d’origine américaine mais cette société ayant été déclarée « interdite » par l’Etat français, il en revient avec quelques infos techniques et d’autres contacts puis confie à Sylvain Annichini les contraintes de coût et de fabrication. Annichini imagine alors le code personnel à saisir chaque mois sur le décodeur.

:wink:

Je ne pense pas que cette société était celle qui a développé le Syster (Kudelski à Cheseaux près de Lausanne).

une vidéo youtube visiblement capturée depuis un discret 11 (logo canal J ??)

youtube.com/watch?v=ZYPjcCwMCfw

dommage , elle est recadrée …

À une certaine époque les transmissions entre le diffuseur (la chaine) et l’émetteur hertzien d’une région passaient par des satellites comme intermédiaire, ces transmissions pouvaient être cryptées par du discret 11 ou 12, pour éviter qu’un particulier avec sa parabole (qui n’habiterait pas en France) intercepte en clair la transmission.

C’était le cas pour la cinq, dont les émetteurs étaient alimentés par des satellites, le contenu était décrypté à la réception par l’émetteur hertzien d’une région, avant de rebalancer le signal décrypté aux antennes râteaux des particuliers, pour canalJ ils ont peut-être fait la même chose.
Comme les TV cathodiques pouvaient avoir un « overscan » important (image légèrement zoomée) alors la petite bande non décodée à droite ne se voyait pas forcément chez le particulier.

oui, j’avais déjà vu sur youtube une video de la cinq (avec le logo)avec les petits grignotages sur la droite

dommage, ici , que la vidéo soit vraiment tronqué: c’est forcément du 4/3 à l’origine qui a été massacré
pour zoomer sur du 16/9 …

je vend un décodeur d2mac canal+ 150euros non négociable . télécommande . le menu fonctionne . pas de carte

a l epoque je travaillais dans le service france telecom qui fournissait le signal a TDF
la 5 la 6 canal J etaient en discret12 sur telecom1 (ça ne me rajeunit pas!!) on recevait decodait avec un discret 12 et on fournissait le signal décodé soit à TDF soit au reseau cablé …
il y a eu aussi canal jimmy , qui s en souvient :question: :question: